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Comment un vitrail a été réalisé au prieuré

Publié le 25 janvier 2021

Vitrail du Christ soudé au prieuré

Pour la deuxième fois, notre maître verrier, Paul Challan Belval, est venu nous rendre visite. Pendant 3 semaines il s’est mis à l’œuvre…

Le rêve devenu réalité

Cette fois-ci, les dessins étaient devenus réalité ! le vitrail de la vierge à l’enfant et de l’ange Gabriel sont arrivés tout montés, bien emballés dans des caisses en bois. Mais le plus spectaculaire, c’était de voir le montage du vitrail du Christ sous nos yeux. La salle de conférence avec vue sur l’église, qui va accueillir ce vitrail, s’est transformée pour quelques jours en atelier. C’est là qu’ont commencé les étapes de montage d’un grand vitrail circulaire qui sera placé en arrière et au-dessus de l’autel de notre église.

Le vitrail du Christ

Le vitrail est arrivé en pièces détachées, bien emballées et protégées, elles aussi, dans une caisse en bois. Il restait donc de nombreuses étapes pour former le résultat final :
Chaque pièce étant déjà découpée, il fallait maintenant les rassembler toutes ensemble comme un grand puzzle pour que chacune prenne sa place dans l’œuvre. Des petites annotations étaient là pour aider : 1, 2, 3…, bras droit, bras gauche, dextera, senestra (en latin s’il vous plaît), etc.

Préparation de la soudure

la deuxième étape consistait à sertir chaque pièce d’une bande de cuivre pour préparer le soudage. Ce dont nos volontaires se sont patiemment acquittés. Puis, pour préparer l’adhésion de l’étain, on doit appliquer une couche d’huile décapante sur les bandes de cuivres. Enfin le soudage à l’étain va avoir lieu. Il doit se faire sur les deux faces du Vitrail. Le vitrailliste a soudé patiemment chaque pièce, les unes après les autres les unes avec les autres, et Jésus s’est laissé faire (15 heures de soudage).
Maintenant le vitrail attend que la chapelle soit prête à le recevoir.
Paul Challan Belval doit revenir peu avant l’inauguration pour présider à la mise en place. (C’est lui qui connaît les forces et les faiblesses de son vitrail pour le placer sans le briser.)

Techniquement

La beauté de nos vitraux tient entre autres à la qualité des verres antiques qui ont été choisis : soufflés à la bouche de façon traditionnelle, ils sont teintés par les sels et différents cristaux introduits dans la pâte de verre en fusion.
Concrètement, cela veut dire aussi qu’il a fallu meuler chaque pièce pour en rectifier les bords. En effet, les verres antiques vont avoir des épaisseurs très variées allant de 2 à 7mm, ils seront découpés au calibre selon chaque forme puis, le verre incisé sera ouvert à la main ; il y a donc des éclats, des facettes et des coupes qui débordent…
Quant on montage, vous saviez sans doute que les vitraux sont traditionnellement fixés au plomb. Mais la technique choisie pour le montage de chacun des vitraux de notre chapelle sera le sertissage en cuivre. Dans cette technique inventée par Louis Comfort Tiffany à l’aube du XX° siècle, ce sont de fines bandes de cuivre (un quart de millimètre) qui sont collées sur le pourtour de chaque verre. Ainsi chaque verre serti retrouvera son voisin, et la soudure à l’étain rassemblant les cuivres permettra d’unir les pièces.
Enfin une autre technique qui permet de faire éclater la beauté dans les détails du vitrail est la peinture sur verre (grisaille) qui est appliquée avant cuisson. Elle est composée d’oxydes métalliques, qui s’incrusteront dans le verre à la cuisson et permettront de faire ressortir le visage, les mains et d’autre détails du corps du Christ.

En chiffres

Sans compter toutes les heures de recherche, de dessin et de découpe de verre…
Le montage de ce vitrail à Addis, représente :

  • 7 heures de déballage et de disposition des pièces
  • 200 pièces de verre (des plus grandes aux plus petites)
  • un diamètre d’1,40 mètres
  • 6 heures de meulage
  • 24 heures de sertissage (en comptant les heures de Foucault et Jean-Désiré)
  • 15 heures de soudage (dont 3 h de cerclage en laiton)
  • et 1 h de nettoyage à la sciure de bois.

Signification

Les paroles écrites en Amharique sur le tour de la croix sont les mots de Jésus à Marie et à Jean du haut de la Croix: « Voici ton Fils », « Voici ta mère » (Jn 19,26-27).
La présence de l’Esprit Saint dans l’offrande de Jésus à son Père est exprimé par la présence de la Colombe au dessus de la Croix. « Il remit l’Esprit »
Enfin, les motifs décoratifs qui entourent la croix elle-même sont inspirés de l’art religieux éthiopien.

Si vous voulez nous aider :

Le premier vitrail de la chapelle

Publié le 18 novembre 2020

Réalisation du vitrail

Le premier vitrail de la chapelle est achevé ! il a été le fruit d’un long travail.

La Vierge à l'Enfant

Pendant un séjour de 15 jours en éthiopie avec les Frère de Saint Jean, Paul Challan Belval a observé le pays, la tradition, l’iconographie, les personnes et il a commencé le dessin d’une vierge à l’enfant éthiopienne. De retour à Chartres, il a procédé à la réalisation du vitrail dans ses  propres ateliers.

Réflexion sur les couleurs

Au premier abord, nous pourrions être surpris par les couleurs quand nous les regardons avec des yeux d’occidentaux.

Ces réactions sur les couleurs portent la marque de deux cultures différentes : dans la culture orthodoxe, slavonne tout au moins, la Vierge est en rouge pour signifier le sang, l’incarnation (ainsi la Vierge de Vladimir qui nous apparaît noir était initialement rouge avant que la peinture ne noircisse).

Le bleu est dans cette culture iconographique réservé à la divinité. Mais dans la culture occidentale le bleu est devenu l’attribut de Marie, à tel point qu’on le qualifie de couleur mariale. C’est en fait avec le XII°siècle que le bleu devient tel en occident. Le Roi de France le choisit au XIII°. Dans les vitraux c’est parce que le bleu cobalt était ce qu’il y avait de plus cher qu’il est choisi pour honorer Marie : l’exemple de Notre Dame de la belle verrière à Chartres en est l’exemple remarquable.

Pour notre vitrail, la nouveauté tient au manteau vert. Mais c’est que le bleu ayant été choisi comme fond de tous nos vitraux, ç’aurait été une perte d’en remettre pour le manteau. Sur le plan symbolique le vert rappelle la paix et la vie qui ressurgit, sur le plan culturel les couleurs de l’Éthiopie, enfin sur le plan naturel ce vert rejoint le rouge, le doré et le brun pour évoquer les riches feuillages de l’automne, le tout sur fond de bleu source. Si la Création utilise ces mêmes coloris dans son harmonie, alors nous ne nous trompons pas en l’imitant.

Nouvelles du chantier

Publié le 28 octobre 2020

Une fois les murs de la chapelle montés, la réalisation du toit a pu commencer. Une armature en acier et en bois a été soudée et montée, avant de poser les tuiles. La pose de la croix sur le faîte du bâtiment a été un moment important et délicat. La finalité du bâtiment est à présent à la vue de tous et cela nous motive d’autant plus !

Les délibérations vont bon train pour le design des portes et des vitraux. Un artiste vitrailliste est arrivé de France pour quelques semaines afin de concevoir des vitraux en harmonie avec la culture locale et étudier quelles méthodes de fabrication peuvent être réalisées sur place.

En parallèle, un mur de soutènement a été coulé en partenariat avec le voisin : le mur marque la frontière entre sa parcelle et celle de la Communauté.

réunion des familles

A part de la construction, quatre camps se sont succédés de fin juillet à début septembre. Au prieuré se sont déroulés un premier camp avec des étudiants de tout le pays, un deuxième avec une douzaine d’enfants de l’orphelinat de Kidane Meheret et un troisième dédié aux familles, pour trois couples accompagnés de leurs enfants. Un dernier camp pour étudiants a été organisé à Hawassa sur le thème de la paix.

Ces camps demandent beaucoup de préparation et la participation active de chacun des frères de la communauté. Enseignements, chasses aux trésors, activités artistiques et manuelles… se sont enchaînés sur plusieurs semaines pour redonner vie au Centre après la longue interruption causée par la crise du Covid-19.

Le témoignage de Gauthier et Constance (volontaires)

Publié le 10 septembre 2020

« Nous avons des rôles très complémentaires dans la vie du prieuré. »

Agés de 27 et 25 ans, Gauthier et Constance ont décidé de consacrer leur première année de mariage à une mission pour les chrétiens d’Orient. Leur témoignage à mi- parcours compliqué est fort.


Nous sommes Gauthier et Constance, nous nous sommes mariés en septembre 2019, et avons décidé de partir en mission pour notre première année de mariage. Nous devions partir avec l’Œuvre d’Orient en Terre Sainte en mars 2020. Avec à la pandémie du Coronavirus, les frontières d’Israël ont fermé au moment du départ et nous ont donc obligé à changer nos plans. L’Œuvre nous a finalement réorientés sur une autre mission, à Addis-Abeba en Ethiopie chez les Frères de Saint Jean en attendant la réouverture des frontières israéliennes.

D’une mission qui devait durer seulement quelques semaines, nous voilà encore à Addis après 6 mois ! Depuis mars, nos missions ont été très variées, de cours de français et d’anglais, de traductions d’archives, de montage de projets de financements pour des communautés, organisation et animations de camps pour des jeunes et nous voilà maintenant en charge du chantier de la chapelle des Frères.

Le départ :

Nous avions discerné cette envie de partir en mission depuis nos fiançailles. Tout feu tout flamme nous voulions sauver des chrétiens en Iraq. Cependant, rapidement nous avons décidé qu’il valait mieux se mettre au service des chrétiens d’Orient en général pour l’Œuvre et de leur faire confiance pour le choix de la mission.

Une fois certains que nous allions partir, l’acte à la fois difficile et libérateur qui a tout changé a été pour nous deux, d’annoncer notre départ et de démissionner. Donc, expliquer à nos familles, amis et collègues pour quelles raisons nous partions. La mission avait déjà commencé !

Les frères de Saint Jean en Ethiopie :Les Frères de Saint Jean sont installés depuis 10 ans en Ethiopie, ils ont trois missions principales à Addis-Abeba : animation de la pastorale des jeunes en Ethiopie, animation de la communauté francophone d’Addis-Abeba, et la formation de frères.

Nous sommes installés dans le nouveau centre des frères sur la montagne d’Entoto. Les bâtiments, auxquels ont contribué à la construction plus d’une dizaine de volontaires de L’ Œuvre depuis 4 ans, sont presque neuf, et assez grand pour accueillir les frères, des jeunes, des volontaires, des familles… C’est une maison qui vit, il y a toujours du passage. La dernière phase du projet de construction de ce centre est la Chapelle pour que tout ce monde ait un endroit dédier pour prier, nous la voyons prendre forme depuis 6 mois.

A cause ou grâce au Corona, nous avons débarqué du jour au lendemain dans la vie des frères et du prieuré. Nous étions avec deux autres volontaires de l’Œuvre. Tout d’abord nous avons donné des cours de français et anglais aux postulants, puis, quand les deux autres volontaires sont partis, nous avons repris le chantier de la chapelle. Depuis début mars, les activités au Prieuré ont été mises en pause, et depuis quelques semaines, elles ont repris, avec prudence et confiance, afin de ne pas laisser cette foi s’endormir dans le cœur des éthiopiens soutenus.

La vie en communauté :

Nous découvrons et partageons la vie en communauté de 8 frères, 2 postulants et 3 volontaires (dont nous). Nous sommes surpris par la jeunesse de ces frères, ils ont notre âge. C’est presque une coloc mais rythmée par la vie de prière.

Nous sommes donc à Addis depuis 6 mois, dans une communauté masculine, où Constance est donc la seule femme. Les repas comme les espaces sont communautaires, notre espace privé de couple est donc très réduit, nous partageons nos joies et nos disputes avec les frères !  Chacun de notre côté, nous avons dû nous adapter, nous à la vie communautaire, et les frères à comprendre nos besoins de couple.

A tout cela on rajoute beaucoup de différences culturelles, il a fallu du temps et des discussions pour se connaitre, et s’accepter tels que l’on est. C’est ce qui fait la richesse de la communauté. Grâce aux frères, nous avons une vie très dynamique à Addis et nous rencontrons beaucoup de communautés, de jeunes, et cela nous permet d’approfondir notre connaissance de l’Ethiopie en profondeur. Sans eux, notre mission n’aurait pas été aussi riche en si peu de temps.

Après cette période où chacun a dû trouver sa place, la cohabitation se passe vraiment très bien. Nous avons cette chance de partager notre témoignage de l’amour de Dieu avec chacun de nos engagements : vie religieuse ou vie mariale.

La mission et la vie de tous les jours :

Quel bonheur de se retrouver à chaque instant de la journée, de déjeuner, de travailler, ensemble. De pouvoir avoir des discussions réelles a n’importe quelle heure de la journée, de ne pas avoir à se passer un seul coup de fil pendant 6 mois. Nous avons la chance de bâtir notre mariage sur cette base qu’est notre vie de mission et dont il restera beaucoup, dans notre future vie en France.

C’est une grande richesse de pouvoir servir l’Eglise en couple, nous apprenons beaucoup sur nous, avons la chance de nous émerveiller et nous étonner ensemble de tout. La construction d’une chapelle est aussi un magnifique symbole lorsqu’on commence une vie à deux, rien ne se construit réellement sans la présence de Dieu.

Nous avons dû trouver aussi chacun notre rôle dans cette mission et ce lieu selon nos appétences et capacités. Gauthier s’occupe du quotidien du chantier, il anticipe et résous tous les problèmes, il passe beaucoup de temps sur le terrain. Constance a plus de responsabilités du côté de la vie du prieuré : organisation des camps, vie quotidienne, ateliers… Elle aide aussi les frères pour l’aspect esthétique de la chapelle ; la croix sur le toit, les meubles et peintures, agencement… Nous avons des rôles très complémentaires dans la vie du prieuré, ce qui nous permet de travailler ensemble sans se marcher constamment sur les pieds, et donc travailler sereinement avec les frères.

Être un couple missionnaire en Ethiopie :

Nous sommes toujours heureux de rencontrer des familles Ethiopiennes et de pouvoir partager sur la vie de mariés avec nos cultures si différentes mais en partageant la même foi et les mêmes sacrements.

Nous avons choisi de vivre une fécondité un peu différente pour cette première année de mariage, mais notre situation ici étonne toujours. Que l’on puisse consacrer cette année à autre chose qu’avoir des enfants surprend, et ils ont bien raison ! C’était aussi un choix difficile pour nous, mais nous sommes plus qu’heureux et chanceux de pouvoir vivre ces moments riches de découvertes et de temps à deux avant de nous consacrer à notre famille.

Nous sommes constamment en contact avec beaucoup de jeunes catholiques d’Addis de tous horizons : des étudiants, des enfants, des jeunes pro, des adolescents… Nous sommes pleinement conscients de notre devoir de témoignage vis-à-vis de notre sacrement du mariage. Comme partout dans le monde, la tendance n’est pas à l’engagement ; nous avons donc un rôle important : montrer que par notre foi et notre engagement, nous pouvons transmettre à notre petite échelle, la joie et les réalités de l’amour familial, malgré toutes les différences culturelles.

Finalement :

S’abandonner et faire confiance. Depuis que nous avons tout lâché (boulot, appartement, famille…) même si ce n’est pas rose tous les jours, nous recevons des grâces par milliers. Au début, nous avons dû prendre sur nous, aller vers l’autre, faire connaître et développer nos talents et nos envies, maintenant, nous récoltons beaucoup de fruits de ces efforts.

Nous ne savons pas comment seront les 6 prochains mois, mais nous avons confiance dans les plans de Dieu pour la fin de notre mission.

Cet article a été publié sur le site de l’Oeuvre d’Orient à l’adresse suivante:
https://oeuvre-orient.fr/actualites/ethiopie-le-temoignage-de-gauthier-et-constance-nous-avons-des-roles-tres-complementaires-dans-la-vie-du-prieure/

La nouvelle chapelle sort de terre

Publié le 17 mai 2020

la dalle de la chapelle

Après la construction du prieuré et du Centre Saint Jean, la dernière étape du Projet « Epifania » des frères d’Addis-Abeba (Éthiopie) est la réalisation de la chapelle de la communauté.

Le chantier avance à grand pas depuis le mois d’octobre. Après la réalisation de l’excavation, des fondations, de la dalle du sous-sol et des murs de soutènement, la dalle du rez de chaussée a été coulée fin avril. Deux équipes d’une vingtaine d’ouvriers travaillaient sur le site afin de permettre un travail efficace et un rendu optimal. Les frères bénéficiaient également d’une grue prêtée par un chantier voisin, ce qui permit de gagner beaucoup de temps et d’énergie en évitant d’avoir à transporter manuellement le béton frais.

L’équipe travaille également sur le design intérieur et extérieur de l’édifice. Cette chapelle doit en effet s’adapter à la vie de prière quotidienne des frères, ainsi qu’aux nombreuses activités organisées par les Frères de Saint-Jean pour les jeunes éthiopiens qu’ils accompagnent, et pour les membres de la paroisse francophone. L’objectif est de concevoir un bâtiment adapté à des occasions variées et multiples, et qui évoque par son aspect la richesse du patrimoine architectural éthiopien.

Vie de la communauté

Les frères ont accueilli trois nouveaux volontaires : Gauthier et Constance de Mongrand, ainsi que Charles Déchelotte, qui a rejoint Yolande, déjà affectée à la gestion du chantier. Tous doivent s’adapter aux mesures de sécurité dues à la pandémie : les frères n’ont plus de cours au séminaire, les sorties sont mesurées et tous appliquent rigoureusement les gestes de sécurité sanitaire au sein du prieuré. Les frères fournissent également masques et savons aux travailleurs du chantier.

Cela ne les empêche pas de continuer leur mission apostolique auprès de la paroisse francophone et des jeunes. À l’occasion de Pâques, ils ont distribué des denrées alimentaires (huile, farine, sucre, riz…) à des familles du quartier ainsi qu’à tous les ouvriers du chantier. La mission se poursuit aussi par le biais d’internet et des réseaux sociaux. Ainsi la communauté demeure unie par le partage d’enseignements, par la prière et l’adoration.

Témoignage de volontaires

« Nous avions décidé de donner notre première année de mariage à la mission pour les Chrétiens d’Orient, nous devions partir à Jérusalem dans une maison de retraite, puis le Covid-19 en a décidé autrement. La providence nous a donc amenée ici à Addis, juste au moment du confinement en France. Nous sommes ici principalement pour donner des cours de français et anglais aux deux postulants que compte les Frères de Saint-Jean mais aussi pour d’autres projets, comme travailler sur le nouveau site internet par exemple ! Nous découvrons petit à petit les richesses et la diversité de l’Éthiopie en discutant avec les frères, en partageant notre quotidien et nos habitudes, en observant le quartier coloré de la colline d’Entoto et en regardant la chapelle prendre forme. Nous sommes frappés par la ferveur, la fierté des éthiopiens et l’omniprésence de la religion dans leur quotidien, dans leur rythme de vie et dans leur culture. Nous n’imaginions pas qu’un pays entier puisse vivre avec une foi aussi forte et voyante. Cette foi pleinement vécue, physiquement et spirituellement, et assumée nous interroge sur notre foi à nous en France et notre manière de la vivre dans le respect de la diversité. »
Gauthier et Constance de Montgrand

Le site Internet du prieuré d’Addis-Abeba (un nouveau site est en construction).

10 ans de mission en Ethiopie